La poudre d’escampette

 »-. Dûment pourvu de bracelets de fer et de chaînes, le prisonnier fut embarqué avec deux gardes du corps seulement et un équipage de quatre hommes. Arrivés au milieu du lac, une tempête subite s’éleva, soulevant des vagues dangereuses pour la sécurité de l’esquif. Ses marins réclamèrent l’aide des gardes du prisonnier pour carguer les voiles et écoper l’eau. Abandonné à lui-même, le prisonnier réussit à se défaire des liens sans attirer l’attention et à plonger dans les vagues. Tout le favorisa. Le tumulte, le mouvement, la nuit tombante.

A bord de la barque, on tarda à s’apercevoir de sa disparition. – Le prisonnier, il n’est plus là ! Il a dû se faire emporter par une vague. – Bah, notre bailli n’y verra aucun inconvénient, au contraire. Continuons à écoper-. Mais, en écopant, l’un des hommes heurta les chaînes et leurs bracelets métalliques. – Mordieu ! C’est une évasion, qu’allons-nous faire ? – Ecoute, nous n’avons qu’une solution, celle-ci !– Et joignant le geste à la parole, le garde jeta les chaînes dans les flots-. » Thomas Estener

2 réflexions sur “La poudre d’escampette

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