Rodrigue, as-tu du coeur ?

Tout autre que mon père l’éprouverait sur l’heure… »-… Puis l’âge vint. Entouré de sa femme et de ses enfants, le comte Rodrigue Diaz de Bivar vieillissait. Parfois, il se rappelait qu’on l’avait nommé le Campeador, le Cid... Il s’en allait chercher Tizona et, polissant la lame damasquinée, il racontait ses combats. Alors, ses rides s’effaçaient, sa taille se redressait, son bras se roidissait, et les serviteurs cachés dans l’ombre de la pièce frémissaient de cette résurrection de leur maître….

… Telle était la véritable histoire du Cid Campeador. Ses exploits d’homme de guerre, dur et cruel comme les moeurs l’imposaient à cette époque, enflammèrent les poètes. Les chantres étaient chrétiens, et de coeur généreux. De tant de pillages, de razzias, de coups de main où la ruse n’était point toujours honorable, ils ne retinrent que la vaillance, les solides coups assénés aux Maures. Sans se rappeler que l’épée Tizona avait frappé pour le compte d’autres Sarrazins, et qu’elle s’égara souvent sur des Chrétiens.

Et Chimène elle-même ne nous laisse qu’une image de douceur et de tendresse, elle qui, pourtant, lutta pendant trois ans, après la mort du Cid, pour défendre Valence. Et ne l’abandonna qu’après l’avoir incendiée. Mais Guilhem de Castro et Corneille auront éternellement raison des archives et des chroniques du temps.’‘ G. Raimond

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