Le philtre d’amour

 »-. Sûrement, Tristan était aussi impatient qu’elle de la rejoindre. Elle expliquait son retard par des détours imprévisibles qui lui étaient imposés, des obstacles à surmonter, des dangers qu’il devait affronter et vaincre. Pour trouver enfin le bonheur ineffable de leur union.

Alors, ce serait terrible, ce serait exactement comme dans le roman, ce qu’exprimait une phrase merveilleuse, sur une page de droite. Le passage où, sur la nef qui cingle vers Tintagel, Tristan, après avoir partagé avec Iseut le philtre d’amour, que la servante, par mégarde, leur a fait boire, Tristan sentit…-qu’une ronce vivace aux épines aiguës, aux fleurs odorantes, poussait ses racines dans le sang de son cœur et par de forts liens enlaçait au beau corps d’Iseut son corps et toute sa pensée et son désir-.

D’avance, Caroline sentait la ronce l’enserrer à Tristan, blessante et parfumée, rugueuse, mais d’une solidité à toute épreuve. Et elle frissonnait aux dernières lignes du chapitre. -. Et quand le soir tomba, sur la nef qui bondissait plus rapide… Liés à jamais, ils s’abandonnèrent à l’amour-. Geneviève Dormann (La petite ✋)

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