La vie de château à Combourg

 »-. Plantons le décor. D’abord le vieux château à moitié en ruines. La terre du domaine se compose de quelques landes incultes, de deux forêts et de trois moulins. Quelques droits féodaux aident péniblement la famille à vivre. Une cuisinière, une femme de chambre, deux laquais et un cocher. Quatre maîtres, le comte de Chateaubriand et son épouse, Lucile et François-René. Le père a des idées bizarres, -. Au lieu de resserrer sa famille et ses gens autour de lui autour de lui, il les avait dispersés à toutes les aires de vent de l’édifice-.

De ce fait, chacun vit dans l’isolement. Le père siège dans la tour de l’est, la seule à peu près intacte, mais son cabinet de travail est curieusement à l’opposé, dans la tour de l’ouest, dont le plus beau fleuron est l’arbre généalogique, sa seule richesse. La mère se trouve au-dessus de la grande salle, entre les deux petites tours. La sœur se terre dans un cabinet dépendant de l’appartement de sa mère. Quant à François-René, il est niché dans une sorte de cellule isolée, au haut de la tourelle de l’escalier qui communiquait de la tour intérieure aux diverses parties du château. Les domestiques sont répartis à peu près de la même façon. » Jean Markale (Au-delà du miroir)

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