Iseut et son Tristan

 »-. C’est que, malgré ses jeans et ses propos souvent hardis, Caroline avait l’âme médiévale et flamboyante. Elle attendait un amour total et absolu qui brulerait tout sur son passage et rendrait la mort elle-même dérisoire. Un amour qui était décrit comme le plus beau, le plus exaltant, des livres de sa bibliothèque, ce Roman de Tristan et Iseut, vieux d’au moins huit siècles, qu’elle avait découvert à quinze ans et qui l’avait bouleversée.

Elle l’avait tant et tant relu qu’elle le savait par cœur et, Iseut, elle attendait son Tristan, curieuse de savoir où il se cachait à cette heure, étonnée qu’il ne réponde pas plus vite à son appel. Sa seule certitude, en ce qui le concernait, était qu’il était né et qu’il était en train de respirer, de marcher ou de rire, quelque part, peut-être au bout du monde, peut-être tout près d’elle. Sûre aussi qu’il était en marche pour la rejoindre et qu’il allait apparaître. Souvent, elle imaginait la vie de ce prince sans visage qui s’en venait vers elle de toute éternité. » Geneviève Dormann ( La petite ✋)

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