Lima la grise

 »-. Le taxi ferraille. Lima est horrible. Des murs gris même dans la nuit épaisse. Des cars perclus et vides, et, aux carrefours, des papiers qui traînent, des résidus des meetings. Ils volettent, se collent contre des gravats. Tout est mort, et il n’est pas dix heures du soir. Deux types en poncho, immobiles, dans un terrain vague qui n’en finit pas. J’écarte les rideaux, nappés de brouillard, des buildings s’effritent… Misère du béton. Des chantiers, des toits défoncés, demain tout sera en poussière.

Non, tout est debout encore, mais si peu… Un crachin brestois laque les palissades, peu d’êtres humains dans ce coin. La ville a la couleur de ces ponchos sans couleur que l’on voit dans les documentaires. Une ville au ciel Trianon qui ne rira jamais.

-. On reste combien de jours ?. Il faut trouver une voiture, c’est ici que le voyage commence-. C’est vrai, le périple est là, sur le papier, avec son gros point de départ, Lima. Trois mille kilomètres de pistes, les Andes à escalader, à redescendre, les villages perdus, les lacs suspendus, quarante degrés au zénith, les nuits de glace. » Patrick Cauvin (C’était le Pérou)

2 réflexions sur “Lima la grise

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s