Entre terre et mer

 »-. Ecoute, la mer, tu la verras, la mer, puisque tu veux tant y aller dessus. Et quand tu lui auras marché sur le ventre, des jours et des nuits, à la fin, si tu ne préfères pas la terre…Tu me fais rire. Enfin, c’est de ton âge. Mais, de ta forêt, alors, tu ne regrettes rien ? Est-ce que les pins de Grand- Cap, ils ne faisaient pas, à eux seuls, le chant de toute la mer ? Dis, tu les as déjà oubliées, tes vagues d’arbres ? Ah, la terre, elle ne se garde pas comme la mer, toute sa vie, dans le plus secret d’elle. Elle vous envoie tout à la rencontre de votre bonheur, les fleurs, le blé, la vigne, tant de choses, que tout le monde prend et gaspille par la faute des hommes.

. La terre, je la connais. Je la sentais sous mes pieds, au plus haut de la roche rousse de Grand Cap. Et pourtant, je regardais la mer, là-bas, tout en argent et vaste sous le ciel, comme une autre terre à défricher… Si le désir avait suffi, il me serait venu des ailes aux talons, pour voler vers cette mer…. Alors, vous comprenez, maintenant…-. » Thyde Monnier (Grand Cap)

3 réflexions sur “Entre terre et mer

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