L’Américain et l’Espadon

 »-. Une clochette interrompit en même temps mon émerveillement et la sieste de notre Américain. Son moulinet se dévidait à toute vitesse, un poisson avait mordu !

Passant la barre à son commis, le patron se précipita sur la canne à pêche… Et moi sur ma caméra. L’homme fit comprendre à l’apprenti-pêcheur qu’il fallait bien se cramponner à la canne. Lui-même, pour plus de sûreté, s’empara du moulinet et commença avec le malheureux espadon une lutte épique et superbe. Tandis que l’Américain, les ✋ sur la gaule solidement fixée dans son support, se donnait l’illusion d’être pour quelque chose dans la farouche bataille engagée entre l’homme et la bête.

Cela dura dix minutes. Par moments, l’énorme poisson, blessé, bondissait de plusieurs mètres hors de l’eau, ses nageoires luisantes déployées sous le soleil, et repiquait vers les profondeurs. La fin de l’espadon fut rapide comme l’éclair, un croc de métal se planta dans les chairs du poisson que deux bras robustes hissèrent par-dessus le bastingage. » J. C. Berrier (Le Mexique)

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