Lettre de guerre

 »-. Dans leurs chambres on retrouva tous leurs bagages. Chez Freitag, on découvrit une lettre à sa mère, inachevée. – Maintenant, Israël est en guerre. De notre hôtel, nous pouvons voir la vieille ville et l’église du Saint- Sépulcre. On entend tirer dans tous les coins. Les rues sont encombrées de tanks et de soldats. Un peu plus loin, sur la route de Bethléem et de Jéricho, des colonnes de fumée montent à l’assaut du ciel, indiquant les endroits touchés.

D’ici, on a un peu l’impression d’assister à un film américain à grand spectacle, sur écran géant… Mais en baissant légèrement les yeux, quand on aperçoit les morts et les blessés qui jonchent les routes, leurs visages figés, couverts de poussière et de sang, on ne peut s’empêcher de hurler contre l’inhumanité des hommes. Pourquoi ne sommes-nous pas tous frères ? Papa a si souvent parlé de sa guerre, de la Pologne, de la Russie et de la bataille des Ardennes… J’écoutais autrefois, de la même manière qu’un enfant écoute, bouche bée, un conte de fées. Comment aurais-je pu imaginer ce qu’était la guerre, en réalité ?…-. La lettre était émouvante, certes. Mais elle n’apprenait rien. » Konsalik (Amour et sable chaud)

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