Les Génois attaquent La Sérénissime

 »-. Un matin de juillet 1379, les guetteurs postés en haut du campanile signalèrent dix-sept galères ennemies qui s’approchaient de la passe du Lido.

On se souvient que la lagune est fermée du côté de l’Adriatique, par des îles longues et basses. La nouvelle qui tomba sur Venise se propagea comme une traînée de poudre. – Saint-Marc, assiste-nous ! -gémissaient les femmes en serrant leurs petits dans leurs bras. Qu’allaient-ils tous devenir ? Les particuliers songeaient non seulement à leurs vies mais à leurs 🏠 qui seraient brûlées, saccagées, à leurs biens qui seraient pillés. Ils commencèrent à ensevelir leur or, leurs bijoux, les uns sous les pavés des cours, les autres dans les jardins des couvents et même dans les sépultures des morts.

Par-delà le Lido, les Génois brûlaient un navire marchand qu’ils avaient surpris rentrant au port. Deux de leurs galères pénétraient dans la lagune… C’était la fin. Le Grand Conseil siégeait. On se querella longtemps sans rien décider. Le Conseil délibérait encore lorsque l’on apprit que les galères de Gênes quittaient la lagune. Venise respira. » A De Montgon (Venise)

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