A la barbe des Musulmans

 »-. La conquête continua, toujours fructueuse et sans résistance. Seule la ville d’Orihuela fit mine de soutenir un siège. Mousa rit largement et envoya son fils Abd el Aziz pour faire un exemple. Dans Orihuela s’était enfermé Teodomiro, l’ancien gouverneur d’Andalousie, avec, disait-on, une troupe décimée. Quelle ne fut pas la stupéfaction des Musulmans, en investissant la ville, d’apercevoir les remparts abondamment garnis de guerriers bien armés ! C’est avec considération qu’ils accueillirent les parlementaires de Teodomiro. Et ils acceptèrent la reddition de celui-ci, qui consentait à se reconnaître vassal de son assiégeant.

Mais lorsqu’il entra dans la ville, Abd el Aziz vit une grande affluence de vieillards et surtout de femmes, mais de guerriers, point. Alors, le gouverneur lui avoua qu’il avait fait garnir ses murailles avec les femmes du bourg, habillées et armées comme des soldats. Et que, pour mieux abuser les Musulmans, celles-ci avaient disposé leurs cheveux de façon à simuler la barbe des Wisigoths...

Abd el Aziz rit de si bon qu’il en oublia de faire trancher la tête du rebelle, et lui donna sur l’épaule le baiser de la paix.’‘ J. C. Berrier

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