Viens chez moi, je dîne chez une copine…

 »-. Il n’y a pas pour les chimpanzés et les babouins d’heures de repas. Ils passent la plus grande partie de leur journée à grignoter, en s’occupant entre-temps des affaires sérieuses d’une vie sociale complexe, dans laquelle entrent la toilette, les relations amicales avec la parenté, montrer un peu les dents aux concurrents. Et être toujours prêts à saisir une occasion de s’accoupler. Bien que, chacun à leur manière particulière, les chimpanzés et les babouins soient des animaux éminemment sociaux, leur alimentation est une affaire essentiellement solitaire. Ils recherchent leur nourriture en groupes, petits ou grands, mais chaque individu cueille et mange son propre repas, ils ne partagent pas.

Si les humains contemporains devaient suivre cet exemple, les gens iraient aux dîners où ils sont invités, avec leurs propres aliments qu’ils prépareraient et consommeraient séparément, bavardant entre-temps les uns avec les autres de choses dont les gens parlent habituellement dans de telles occasions. C’est une alimentation solitaire dans un contexte social. Mais les humains ne se comportent pas ainsi, nous partageons notre nourriture. Et nous croyons que nous l’avons partagée ainsi depuis des millions d’années. Ce ne sont ni la chasse ni la cueillette en tant que tels, mais le partage qui a fait de nous des humains. » Richard Leaky et Roger Kevin (Ceux du lac Turkana)

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