Voguer vers de nouvelles terres

 »-. Ils avaient décidé d’un commun accord, la seule décision à part leur mariage qui eût été prise sans orage ni larmes, qu’ils en avaient tout à fait assez de l’Inde, de la vie militaire. Ils ne voulaient plus essayer de plaire à des supérieurs stupides et irascibles, ni recevoir des gens ordinaires, médisants et aux idées étroites. Ils étaient faits pour une vie plus libre, moins conventionnelle. Ils n’eurent soudain plus qu’une idée, partir à Québec.

Le capitaine Whiteoak avait une piètre opinion des Français, il était né l’année de Waterloo et son père y avait été tué. Mais il aimait ces descriptions de Québec et, quand il se trouva possesseur d’un domaine là-bas, et d’un legs qui y était attaché, il se dit que son plus cher désir serait d’y aller vivre. Il vendit sa commission d’officier, et tous deux prirent le ⛵ pour l’ Angleterre, avec le bébé fragile et une bonne hindoue. Puis, munis de deux portraits et d’une belle collection de meubles d’acajou ornés de marqueterie, car il leur fallait tenir un certain rang au Canada, ils partirent sur un grand ⛵. Deux mois de lutte avec la tempête, le brouillard et même les icebergs passèrent comme un cauchemar avant qu’on aperçut les remparts de Québec.' » Mazo de La Roche (Jalna)

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