Le désert des Nabatéens

 »-. Comme si une montagne entière s’était brusquement éffondrée, devenant stable, et que le sable ait été, dans les siècles qui ont suivi, raboté par les tempêtes, balayé par le vent. Le fond du cratère semble absolument plat. Il est de teinte violacée, avec des taches plus sombres, couleur de sang.

Aussi étonnant que cela paraisse, le désert du Néguev était habité, au temps des Nabatéens, et des cités et bourgades nombreuses, on n’ose dire, y florissaient, car l’eau devait être conservée dans d’immenses citernes. On se doute que le rôle de telles villes était très accessoirement agricole. Elles se trouvaient surtout comme des étapes. Ou des postes destinés au contrôle des routes commerciales, dans une région difficile et troublée.

Cependant, il se peut que le commerce ait été l’aiguillon d’une certaine agriculture. Il arrivait alors qu’aux yeux d’une caravane de gens et de bêtes harassés une ville surgisse du sable. Ville magnifique, car on a retrouvé du marbre et du bois en abondance à Shivta, matériaux qui devaient être importés à grands frais. Comparable est Pétra, située en Jordanie, à quelques kilomètres de la frontière israélienne, rose comme le roc dans lequel elle est taillée, avec d’immenses palais vides et des colonnades de marbre. » Claude Gandelman

2 réflexions sur “Le désert des Nabatéens

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