Ole, tontillo !

 ».- Brrr ! C’est le château de la Belle au Bois Dormant -! S’écria la princesse des Ursins lorsqu’elle arriva à la cour d’Espagne. Elle, qui était du pays de la gaité, elle entreprit d’introduire la vie dans ce mausolée de l’Escorial. Elle organisa des dîners, des concerts de musique italienne, des bals même où, en dépit des traductions et à la consternation des duègnes, le roi et la reine dansèrent la chacone. Au théâtre, les pesantes et majestueuses tragédies durent céder la place aux comédies de Molière. Et elle se soucia fort peu que son confesseur lui en fit remontrance.

Cela n’allait d’ailleurs pas toujours sans difficultés. Il y eut l’incident du tontillo, cette traîne incommode que les dames de la noblesse portaient alors par-dessus leur robe. Pour éviter qu’on ne vit leurs pieds lorsqu’elles montaient en carrosse. – Jamais, déclara à haute voix un seigneur lors d’une réception, jamais mon épouse ne quittera le tontillo. Je préfèrerais la voir mourir sous mes yeux et périr moi-même sur son corps plutôt que de laisser voir ses pieds !- Mais, tout de même, le tontillo fut vaincu… » G. Raimond

2 réflexions sur “Ole, tontillo !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s