La cabane du violoneux

 »-. Le majordome était en manches de chemise, sa veste sur le bras, car la journée était chaude. Son chapeau était enfoncé sur ses yeux et il portait, en équilibre sur une ✋, un plateau recouvert d’une serviette blanche. Quand il atteignit la barrière au bout du pré, il y posa son plateau, la franchit, puis, balançant le plateau dans un équipage encore plus précaire, continua sa route. Il traversait à présent un vieux verger abandonné dont les grands pommiers étaient verts de mousse. Suivant un sentier tortueux, il dépassa une source où l’on avait construit, il y a longtemps, un puits primitif en enfonçant tout simplement une caisse de bois. Aujourd’hui le couvercle en était parti, le bois pourri, et les 🐦 y venaient boire et se baigner.

Recouverte de vigne, presque cachée par des digitales en fleurs, s’élevait la cabane où Jack le violoneux avait vécu en solitaire. Meg Whiteoak vivait là depuis trois semaines. Avant d’approcher du seuil, le majordome posa de nouveau le plateau, mit sa veste, redressa son chapeau, jeta sa cigarette et intensifia son expression chagrine. –. Miss Whiteoak, c’est moi. Je serais heureux, mademoiselle, si vous vouliez soulever la serviette et jeter un coup d’œil sur ce que je vous ai apporté. Je serais plus content si je savais que vous l’avez trouvé appétissant. » Mazo de La Roche (Jalna)

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