Faire halte chez les Bohémiens

 »-. L’orage éclata au début du l’après-midi. Elle avait déjà couvert de nombreux kilomètres. Devant elle, une lande nue… Le ciel était lourd et menaçant. Elle pressa l’allure. Le ciel au-dessus de la lande n’était plus gris, mais noir. C’est alors qu’elle les vit, en face d’elle, à travers le lourd rideau de pluie. Plusieurs roulottes peintes, posées là au milieu de nulle part. En étouffant une exclamation de peur, elle tira sur les rênes de son 🐎. Des bohémiens.

Elle fit faire demi-tour à son 🐎 et pressa l’allure. On n’était jamais sûr avec les bohémiens. Son cheval glissa et faillit tomber sur une pente herbeuse. Les roulottes. Elle les approchait de nouveau par un angle différent. Elle frappa à une porte. On l’examina avec curiosité mais on la fit entrer. On lui fit une petite place au milieu de tout le monde dans la petite pièce pleine d’odeurs profondes. Il y avait des coussins lourdement brodés sur le lit le long de la cloison. Que savait-elle des bohémiens ? Qu’ils étaient petits avec la peau et les cheveux foncés. Qu’ils volaient les 🐑, dont ils cachaient les carcasses en les enterrant sous leurs 🔥. Aujourd’hui, ils l’accueillaient dans leurs roulottes. » Edward Rutherford (Sarum)

4 réflexions sur “Faire halte chez les Bohémiens

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