La longue marche vers le Sud

 »-. Je pars vers le Sud-. C’était un discours courageux, fondé sur les anciens récits de la tradition orale qui constituaient tout son savoir. La géographie que Hwll avait hérité de ses ancêtres était relativement simple. Loin au nord, disait-on, et il ignorait à quelle distance, la terre devenait plus froide, et encore plus inhospitalière. Et l’on se heurtait finalement à un grand mur de glace, haut comme cinq hommes, qui barrait le passage d’est en ouest. Ce mur de glace n’avait ni commencement ni fin. Loin à l’ouest se trouvait une mer, elle aussi infinie. Au sud, il y avait la toundra et d’épaisses forêts limitées par une mer trop large pour qu’on pût la franchir. Ainsi, de trois côtés, la voie était barrée.

35x35cm « Dans les bois profonds« , galerie La vie rêvée des arbres

Mais le sud-est offrait une issue. On marchait d’abord vers le sud pendant de nombreux jours, jusqu’à l’escarpement d’un haut plateau. Quand on le franchissait, on pouvait poursuivre facilement son chemin pendant maints autres jours. Puis, à l’est, on franchissait d’autres crêtes de moindre importance, jusqu’à une plaine qui s’inclinait en pente douce vers une immense forêt qu’on traversait aisément grâce à des pistes. Cheminer à travers cette forêt de l’est permettait de rencontrer ces fabuleuses terres chaudes où les hommes vivaient dans des cavernes. -. Là, il fait beaucoup plus chaud, et la chasse est excellente-. » Edward Rutherford (Sarum)

2 réflexions sur “La longue marche vers le Sud

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