Tableau noir

 »-. C’était un jour tout à fait ordinaire. Un vent brûlant qui présageait l’orage secouait les branches des marronniers qui se tenaient, eux, sages, devant la fenêtre de notre classe. La rue était déserte, les gens se trouvant tous, je suppose, sous leur douche. N’importe quel 🐕 aurait remercié celui qui aurait pris la peine de l’arroser avec un pistolet à eau. C’est bon à savoir pour comprendre ce qui suivit.

Pour donner à Mmes et MM Les professeurs la possibilité d’exprimer en détail la complexité de la pensée humaine sans avoir à monter sur un escabeau, ou à faire des efforts pénibles qui soulèvent les jupes des demoiselles et font craquer la veste des messieurs, notre classe a deux tableaux noirs qui glissent verticalement l’un derrière l’autre. Quand ils ont fini de remplir le premier, Mme ou M Le professeur tire sur une chaînette et le fait monter, remplacé par celui qui descend. Lorsque ces deux tableaux se trouvent à la même hauteur, ils offrent une largeur suffisante pour soutenir un petit pot d’eau, qui, évidemment, se renverse lorsque l’un des deux panneaux bouge. Lorsque M. Plouffenploffenbitteschönbrun tira sur la chaînette, le petit pot, qui était quand même assez grand, se renversa sur sa tête. » Virgil Tanase ( Le bal sur la goélette du Pirate aveugle)

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