Rubrique nécrologique

 »-. La mort d’un directeur de musée, d’un critique d’art, d’un commissaire d’expositions, ou autre, ne laisse normalement pas un artiste indifférent. Si le défunt l’a aidé dans sa carrière, sa perte est même pour lui un drame. Mais si ce n’est pas le cas, et statistiquement l’indifférence est bien plus courante que l’enthousiasme, il réagit avec une sorte de joie rentrée qu’il tente de dissimuler tant bien que mal. -. Oui, j’ai appris la triste nouvelle par les journaux, sa veuve doit être anéantie...-.

Toujours d’après les statistiques, il est fréquent qu’un commissaire, un critique ou un directeur décède d’un infarctus, d’un cancer, d’un accident de la route, des suites d’un syndrome d’immunodéficience acquise, ou encore d’une overdose. Mais, dans les revues d’art, il est rare de tomber sur l’annonce d’un assassinat, ce qui n’est pas sans me surprendre. Tout artiste ne rêve-t-il pas de tuer un jour l’homme qui a refusé d’exposer son œuvre dans un musée ou une exposition. Ou qui l’a éreinté dans le supplément culturel d’un quotidien ? » Lucia Etxebarria (Cosmofobia)

50x 70 Street art, vendu (Galerie La meilleure façon d’habiter). -Mon meilleur souvenir, car ce tableau gagna un premier prix lors d’un concours; -Mon plus mauvais souvenir, car il fut éreinté et contesté publiquement lors du vernissage…, Mais, en peinture comme en toutes choses, il faut avoir bon caractère et se montrer stoïque…-

Mon conseil. – Il n’est pas question, sur ce blog, de tuer quiconque, ni en écrits ni même en paroles. Toutefois, le monde de l’art étant ce qu’il est, et la faune humaine qui l’encombre ne respectant pas toujours une saine déontologie, il m’arrive parfois… Mais je m’égare. Tout artiste a le droit, et surtout le devoir, d’occuper la place qu’il s’est taillé en jouant parfois plus des coudes que du pinceau. -. De cette histoire bassement nécrologique, l’on peut tout de même tirer une leçon de morale. Ne pas se frotter aux grands de ce monde, y compris et surtout aux grands peintres, permet de conserver sa liberté de penser . L’irréparable en pensée, bien sûr…, d’action, d’opinion et de bonne conduite. Et surtout de PEINDRE comme on veut, où l’on veut, quand on veut, sans entraîner chez autrui un sentiment de vengeance qui pourrait aller jusqu’à commettre l’irréparable. L’irréparable en pensée, bien sûr…

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