Désirs charnels

 »-. Ils sont violets, ses yeux. Je me méfie, mais je la laisse respirer un peu, si elle crie je lui tords le cou. Mais elle ne crie pas. Elle repousse ma ✋, s’échappe doucement et me regarde. Et là, –que j’aille en enfer si je mens-, elle fait glisser sa chemise de nuit sur son épaule. Elle est nue, la chemise aplatie à ses pieds, et elle me regarde toujours… Elle a les seins blancs comme la 🌙, et les cheveux noirs, jusqu’à la taille, et même plus. On dirait la Madone, sauf qu’elle se colle contre moi, et qu’elle ouvre les lèvres comme si elle avait soif… Mais je ne peux pas continuer, la pudeur me l’interdit.

-. Mais si, continue ! -. Elle sent bon la mangue. Et elle est belle comme une gazelle, une once, et tous ces 🐦 qu’on n’attrape jamais. Elle m’emmène dans sa chambre, parce que bien sûr elle dort seule. On roule dans les oreillers de satin, et j’ai presque aussi peur que dans le couloir, parce que c’est maintenant qu’elle crie. Elle gémit de bonheur, forcément, et… Vraiment, je ne peux pas continuer, la pudeur me l’interdit. » Gérard Lauzier et Marie-Ange Guillaume (Le voleur de dentelles)

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