La douceur suave de l’Orient

 »-. Du haut des minarets de toutes les mosquées de Jaffa, la voix des crieurs publics annonce la prière du soir. La clameur aiguë lancée dans le ciel rosissant sous les 🔥 déclinants du ☀️ parvient aux oreilles du docteur Menotti, qui s’est isolé sur la terrasse du Palais et respire malgré lui l’air embaumé des jardins.

Le médecin italien laisse échapper un soupir désabusé. La magie de l’Orient, de ses lumières, de ses parfums, n’agit plus sur lui depuis longtemps. Il pense avec nostalgie à son Piémont natal, à Turin, la ville où il a fait ses études de médecine. Son goût de l’aventure l’a amené en Egypte, cinq ans plus tôt. Grâce à sa facilité pour se faire des relations, et à son titre, il s’est lié d’amitié avec un diplomate. Et surtout avec sa femme. Grâce à eux il a fréquenté les hauts dignitaires arabes. C’est ainsi qu’il a sollicité, puis obtenu, la fonction de médecin personnel du Bey Ali. Trois raisons essentielles sont intervenues dans sa décision de rester en terre d’Egypte, la douceur du climat, l’appât d’un gain facile, et les charmes de la femme de son ami diplomate. Durant de longs mois, il a apprécié pleinement son sort. Si le climat était toujours aussi suave, sa maîtresse aussi belle et sensuelle, sa position était devenue d’autant plus insupportable qu’elle était soumise aux seuls caprices du Bey. » Dominique Rocher (De sable et de sang)

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