Le livre d’or du Palais des Doges

 ». Pendant des siècles, nous, les Vénitiens, n’avons pensé qu’à nous-même, au profit que nous pouvions tirer du reste du monde. Nous feignions d’aimer Dieu, nous construisions des tas d’églises, mais nous ne l’aimions pas. Un jour, il y a très longtemps, le reste du monde nous a fait la guerre. Tu savais cela ? On a jeté l’anathème, ce fléau, sur Venise. Les Vénitiens étaient abattus comme les 🐕 et les Juifs, partout où l’on pouvait leur mettre la ✋ dessus.

-. Nous parlions de toi, pas de Venise. -. Quand je parle de Venise, je parle aussi de moi. L’histoire de mon peuple, jusqu’au plus petit de ses crimes, continue de vivre dans mon sang. Écoute…. Venise était une ville de putains et de maquereaux, à une époque il y avait plus de vingt mille putains dans la ville. Toutes, du haut en bas de l’échelle, étaient inscrites dans un grand livre au Palais des Doges. Une sorte de Libro d’Oro. Mais réservé aux putains. Ce 💷 classait la beauté et le talent de chaque fille, indiquait leur prix, ce qu’elles faisaient et à quel tarif, leur nom et leur âge, l’endroit où elles se trouvaient. Chaque visiteur de la ville devait payer un ducat d’or pour consulter le 💷, et mettre la ✋ sur celle qui convenait à ses goûts et à son compte en banque. » Robert Girardi (Vaporetto 13)

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