Faire table d’hôte et bonne chère

 »-. L’abbé invita Guillaume à sa table et dit que, ce soir-là, étant donné que j’avais moi aussi qualité d’hôte fraîchement arrivé, je jouirai du même privilège, même si j’étais un novice bénédictin. –Les jours suivants-, me dit-il paternellement, –je pourrais m’asseoir à table avec les moines-, ou, si mon maître m’avait confié quelque tâche, passer avant ou après les repas aux cuisines. Là, les cuisiniers prendraient soin de moi.

La règle de notre fondateur prévoit des repas très frugaux, mais laisse décider à l’abbé la quantité de nourriture dont ont effectivement besoin les moines. D’autre part, à l’heure qu’il est, on s’abandonne davantage dans nos abbayes aux plaisirs de la table. Je ne parle pas de celles qui, hélas, se sont transformées en repaires de gloutons. Par ailleurs, la table de l’abbé est toujours privilégiée, c’est qu’aussi il n’est pas rare qu’y prennent place des hôtes de marque. Et les abbayes sont fières des produits de leur terre et de leurs étables, et de l’habileté de leurs cuisiniers.’‘ Umberto Eco (Le nom de la rose)

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