Crime passionnel

 »-. La pauvre Celestina est paralysée par le chagrin. Elle supplie son Anglais de ne pas la quitter. Elle empoisonnera son gros dégoûtant de mari et se convertira au protestantisme pour pouvoir l’épouser. Elle vendra ses bijoux et ses habits et ils pourront s’enfuir, à Rome, ou à Constantinople. Mais, alors même qu’elle avance ses arguments, elle sait que c’est ridicule. Et qu’il n’y a pas d’espoir. Il doit s’en aller, il n’a pas le choix.

Au bout du compte, elle est prise d’une sorte de folie. Elle est enragée, incapable de la moindre pensée raisonnable. Elle ne mange plus. Ne dort plus. Elle ourdit un plan pour garder son cher amant à ses côtés, pour toujours. Elle organise un ultime rendez-vous. A l’heure à laquelle Venise est déserte, à l’exception des 🐈, elle le conduit tranquillement vers la ruelle où quatre assassins armés de longues dagues attendent dans l’ombre. L’Anglais n’a pas emporté son épée. Il veut protéger Celestina de son corps, mais elle s’éloigne de lui. Il comprend trop tard que c’est un piège, que ces hommes sont là pour lui, pour lui seul. Elle regarde sans ciller. Les tueurs le frappent à la gorge et à la poitrine, il tombe sur les ✋ et les genoux, son sang coule en bouillonnant sur le trottoir. » (Robert Girardi Vaporetto 13)

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