Le lavoir de Gervaise

 »-. Il pleuvait une humidité lourde, chargée d’une odeur savonneuse, une odeur fade, moite, continue. Et, par moments, des souffles plus forts d’eau de Javel dominaient.

Le long des batteries, aux deux côtés de l’allée centrale, il y avait des files de femmes, les bras nus jusqu’aux épaules, les jupes raccourcies montrant des bas de couleur et de gros souliers lacés. Elles tapaient furieusement, riaient, se renversaient pour crier un mot dans ce vacarme, se penchaient jusqu’au fond de leurs baquets, ordurières, brutales, dégingandées, trempées comme par une averse, les chairs rougies et fumantes…’‘ Emile Zola (L’Assommoir)

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