La Divine Comédie

 »-. Plus tard, cinquante ans plus tard, ma mère conservait encore les deux lettres qu’elle avait reçues de Carlo-Alberto, son amoureux, comme elle disait toujours. Un après-midi où nous étions tous les deux assis sur le balcon de son appartement que le ☀️ frôlait, elle se leva, me demanda de l’attendre. Elle revint avec un petit volume à couverture rouge, dont j’avais souvent essayé de m’emparer étant enfant. -. Il me l’a offert-.

50x70cm Lettre à un inconnu, poème Clara Dupard, vendu

Elle commença à réciter les premiers vers de la Divine Comédie comme elle le faisait avant, mais je compris enfin que son émotion n’avait pas pour origine l’amour de la poésie, mais le souvenir d’un jeune homme. –. Un étudiant, beau, blond, un officier, Carlo-Alberto-. Elle avait retiré du 💷 deux lettres. L’une comportait plusieurs pages, elle en connaissait des passages par cœur, qu’elle me récita. L’autre lettre, ma mère me la confia comme si elle avait peur de la relire ou de la redire. Quelques lignes seulement étaient tracées sur du papier quadrillé qui avait dû être blanc, et que le temps, comme il le fait avec les vieilles photos, avait foncé. Il expliquait qu’il ne viendrait plus, sa famille avait réussi à le faire rentrer à Bologne. Il connaissait les exigences de son père, qui n’accepterait jamais qu’il choisît, à sa guise, sa fiancée. » Max Gallo (Le beau rivage)

2 réflexions sur “La Divine Comédie

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