Le Périple vers la mer

 »-. Après l’Anatolie, ce fut de nouveau la montagne, le froid et la neige. La caravane traversait les chaînes du Taurus où des forêts de conifères d’un noir d’encre s’élevaient très haut sur les versants abrupts. Des nappes de brouillard enveloppaient les sommets glacés.

Cette fois, les trois Européens affrontèrent les difficultés des pistes et la rigueur du climat sans trop souffrir. Ils se sentaient aguerris, leurs corps musclés ne connaissaient plus les courbatures. La peau de leur visage, tannée par le vent, avait pris une teinte cuivrée semblable à celle des caravaniers. Cela faisait trois mois que ce dur périple avait commencé, quand ils abordèrent le montant méridional du massif. L’air se fit plus sec et plus chaud, la végétation plus variée. Des buissons épineux où jaillissaient des fleurs multicolores apparurent. Des senteurs violentes, et pourtant fraîches, montaient de la terre. En débouchant d’une forêt de pins, Michka poussa soudain un cri de joie et désigna, en contrebas, une immense nappe d’un bleu intense. -. La mer, c’est la mer ! La mer, nous sommes presque arrivés !- » Joseph Joffo (Le hussard de l’espoir)

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