A l’ombre de Santa Maria d’Assunta

 »-. Une brise chaude agitait la surface du canal. Un groupe de touristes allemands blonds remontait avec raideur l’allée de briques qui venait de l’arrêt du Vaporetto. L’ombre du campanile de Santa Maria d’Assunta s’étirait sur les petits champs d’aubergines et d’oignons. Voilà six ou sept siècles, comme me l’avait appris mon guide Michelin, Torcello abritait une population aussi dense que Venise elle-même. Vingt mille habitants.

Aujourd’hui, c’est un coin tranquille et agréable, recouvert de jardins potagers et de roseaux. L’île abrite le restaurant Cipriani, une poignée de maraîchers et la vieille cathédrale de briques. D’après les 💷 d’histoire, c’est en 421 que les premiers réfugiés gagnèrent Torcello pour échapper aux invasions barbares sur le continent. Ces Vénitiens trouvèrent, pour les guider à travers l’étendue des marais, un évêque et un vol de colombes sacrées. A l’époque, l’air lui-même devait être chargé de miracles. » Robert Girardi (Vaporetto 13)

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