L’enfant du bey

 »-. Yasmine repose sans forces sur son lit, en proie aux douleurs de l’accouchement depuis de longues heures. Son visage découvert est d’une blancheur opaline. La contraction utérine est devenue permanente, et la souffrance est continuelle. Elle n’a plus la force de lutter contre le mal lancinant qui torture son corps. Si la clémence d’Allah n’intervient pas, Yasmine va mourir et emporter dans le tombeau l’enfant du bey.

Celui-ci laisse glisser entre ses doigts fébriles les perles de son chapelet pour une prière fervente. C’est à contrecoeur qu’il a pris l’initiative de faire appeler un homme de l’art, fut-il étranger. -. Yasmine ma favorite m’a donné un héritier. Il se fait prier pour venir au monde.-. . Je suis pressé, conduisez-moi vers elle. -. Il n’en est pas question, je vais te décrire les symptômes, et tu m’indiqueras les remèdes. -. Ce n’est pas ainsi que j’exerce la médecine. Je dois l’examiner. -. Tu dois respecter nos moeurs, le Coran l’interdit. -. Je ne peux rien pour elle. -. Si tu me promets de les sauver... -. Je ne peux rien promettre. – . Il en sera fait comme tu le désires. Suis moi ! » (Dominique Rocher (De sable et de sang)

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