Dans l’univers oriental, baigner…

 »-. Nous pénétrons dans un couloir, d’une somptuosité calfeutrée, irréelle, baroque, baignée d’un jour glauque, où des motifs, des couleurs, des signes, semblent flotter. Un boyau capitonné de tentures, de tapis, d’étoffes où je reconnais les dragons de la Chine, cortège de personnages dans les grâces ou les fureurs de la guerre. Yeux brillants de porcelaine. Paravents, floraison etouffante de la jungle. Une seule orchidée, vivante, naît d’un vase de bronze.

L’univers oriental est là, dans ces chefs-d’œuvre torturants et gracieux, dans ces matières rares. Beauté des créatures androgynes, monstres de l’imagination, rêves et cauchemars. Art de l’ambiguïté humaine. Douceur et cruauté issues des fantasmes et des ✋ de l’homme. Dans cette entrée, les confrontations mènent à la paix, à l’harmonie. La richesse ne pèse pas, elle est déliquescence ou quintessence. Langueur de la folie, égarement de la raison. Les murs sont des rivages où flottent des estampes aqueuses, représentant des rivières, des brouillards, des forêts. Instants figés. Éternité trompeuse. » Lucien Bodard (Anne-Marie)

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