La grotte aux cinquante ânes

 »-. Au fil des jours, les choses allaient de mal en pis et plus personne ne se sentait en sécurité. Ceux du village qui avaient un chalet à Granon montèrent s’y réfugier avec leurs vaches et leurs moutons. Quelques vieux restèrent au village. Et nous, nous décidâmes de nous cacher, en attendant que ça se calme. La grotte aux cinquante ânes nous parut l’endroit le plus approprié.

Cette grotte des cinquante ânes, située dans la montagne, entre ici et Pamplinet, était une cachette idéale. Elle datait de l’époque où le Briançonnais était une république indépendante et s’appelait  »Les Escartons Briançonnais ». Un territoire formé par la Lombardie, le Piémont et le pays briançonnais. En 1815, les Sardes et les Autrichiens avaient envahi la région, pillant et massacrant tout ce qui leur tombait sous la ✋. Pour se protéger et échapper à la réquisition, les habitants s’étaient réfugiés dans la nature, et plus particulièrement dans cette grotte, avec leurs ânes. Nous sommes restés là, en vivant comme des nomades. Nous avions amené nos 🐐 avec nous, et nos sacs bourrés de provisions. » Emilie Carles (Une soupe aux herbes sauvages)

2 réflexions sur “La grotte aux cinquante ânes

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s