Le sphinx et l’orchidée

 »-. Soudain, il repère une femelle 🦋, qui exhale jusqu’à cette altitude le fort parfum de ses hormones sexuelles. Il accourt pour la voir de plus près. Ses couleurs sont encore plus éclatantes que les siennes. Elle est si belle ! Étrangement, elle demeure immobile. Bizarre… Elle possède bien les effluves, les formes et la consistance d’une dame 🦋, mais… Infamie ! C’est une fleur qui, par mimétisme, se fait passer pour ce qu’elle n’est pas.

Chez cette orchidée, tout est faux, les odeurs, les ailes. Les couleurs. De la pure tricherie botanique ! Hélas, le sphinx l’a découvert trop tard. Ses pattes sont engluées, il ne peut plus redécoller de là. Le sphinx bat si fort des ailes qu’il génère un courant d’air qui arrache des 🌟 à une fleur de pissenlit. Il dérape doucement sur les bords de l’orchidée, en forme de cuvette. En vérité, cette corolle n’est qu’un estomac géant. Au fond de la cuvette, se dissimulent tous les acides digestifs qui permettent à une fleur de manger un 🦋. » Bernard Weber (Le jour des 🐜)

3 réflexions sur “Le sphinx et l’orchidée

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