Les esclaves… Et les non-libres

 »-. Si les Ottomans acceptaient qu’un Sultan ait de nombreuses femmes, il ne pouvait avoir qu’une seule mère. La Validé détenait donc un immense pouvoir et occupait une place unique dont seule la mort la détrônerait. Et son fils lui confiait ses biens les plus secrets, les plus intimes : ses femmes. D’esclave, elle était devenue maîtresse. Elle avait survécu à tout, poison, intrigue, révolte, insurrection, avortement, accouchement, massacre et tentative de meurtre.

Les Ottomans maîtrisaient leurs esclaves depuis des siècles grâce à un système complexe, qui s’appuyait à la fois sur la terreur, l’idéologie, le bakchich et la division en castes. Si la terreur était une arme, l’idéologie était le vrai ressort de l’esclavage, un esclave ne devait jamais oublier sa condition. Or, tous les sujets de l’Empire étaient des esclaves, et tous en étaient parfaitement conscients… Mais il y avait les esclaves, et les esclaves des esclaves, qui eux-mêmes avaient des esclaves. Quoi de plus ingénieux, pour maintenir l’ordre, que de persuader chacun qu’il dominait l’autre d’un cran? » Barbara Chase-Riboud (La Grande Sultane)

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