Femmes dans le harem

 »-. Si le Sultan veut une favorite sensuelle, il choisit une Berbère. S’il désire de beaux enfants, il prend une Perse. S’il préfère la servilité, il appelle une Grecque. Toi, tu deviendras peut-être Kadine. Après tout, Sinegher Kadine n’était pas une grande beauté au départ, mais à présent, elle a atteint la perfection. Elle a su allier la complaisance d’une Grecque à l’adoration vertueuse d’une Egyptienne, les gestes lascifs d’une Algérienne au sang chaud d’une Ethiopienne, l’impudeur d’une Européenne à la science consommée d’une Hindoue, l’expérience d’une Circassienne à la passion d’une Nubienne, l’étroitesse d’une Chinoise à la violence musculaire d’une Soudanaise, la vigueur d’une Irakienne à la délicatesse d’une Perse…

Les Irakiennes sont les plus excitantes, les Syriennes les plus affectueuses, mais les plus désirables sont les femmes du Hedjaz… Les Turques ont le sexe froid, et elles tombent tout de suite enceintes. En outre, elles ont très mauvais caractère, mais elles sont intelligentes. Si intelligentes qu’elles n’épousent jamais un Sultan… -. Pourquoi ?-. On ne permet pas à une musulmane d’épouser le Sultan, car pour lui ce serait blasphémer que d’élever une Ottomane à son niveau. » Barbara Chase-Riboud (La Grande Sultane)

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