Station Terminus pour le poète assassin

 »-. Il s’appelait Pierre-François Lacenaire, il avait beaucoup lu, beaucoup écrit, beaucoup volé… Et tué un peu aussi. Mais, comme il écrivait des poèmes et avait le verbe haut, il déclencha les passions et son procès fut l’occasion de voir se presser au tribunal des grappes de jeunes femmes émoustillées.

Pour nous, Lacenaire aura toujours le phrasé haché et les yeux glaçants, comme dans le film de Marcel Carné, Les Enfants du Paradis. Ce Lacenaire de cinéma, cynique et désabusé, fit beaucoup pour l’immortalité du poète assassin. Dans la vraie vie, c’est place Saint-Jacques que le personnage termina son itinéraire sanglant. À peu près là où se trouve la bouche de métro, le bourreau d’autrefois dressait sa guillotine, répondant de cette manière définitive aux vers prémonitoires de Lacenaire lui-même. -. Que voulez-vous de moi ? Vous parlez d’échafaud ? Me voici, j’ai vécu… J’attendais le bourreau.-. Le 9 janvier 1836, la lame trancha le cou de celui qui disait avoir assez vécu. Et la légende s’empara de l’affaire… » Lorant Deutsch (Métronome 2)

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