Le testament

 »-. Il y a un codicille olographe en date du 20 juillet 1910. Ce jour-là, le 20 juillet 1910, Dandie Gow est venu me voir à mon bureau. Je l’appelle Dandie, car, en dépit de toutes ses erreurs et de toutes ses infortunes, je suis fier de dire qu’il était mon ami. Il m’a demandé s’il pouvait transformer sa police d’assurance. Nous nous entretînmes longuement ensemble cet après-midi. La conclusion fut celle-ci. –. Tout, jusqu’au dernier penny. Oui, par Dieu ! Vous entendez bien, jusqu’au dernier penny, échoit en héritage à ce garçon, Robert Shannon, placé sous ma tutelle, afin de lui permettre d’obtenir son diplôme de médecin à l’université-.

Silence de mort. J’étais devenu pâle. Ma gorge et mon ❤️ se contractaient. Je ne pouvais en croire les oreilles. J’étais trop habitué à la malchance, et trop abattu. C’était encore un stratagème du destin, il me donnait un nouvel espoir pour me décevoir plus cruellement par la suite. -. Monsieur Alexander Gow en avait tous les droits. Nous sommes d’accord, cette police ne pouvait être hypothéquée ni réalisée de son vivant. Mais il avait le droit strict d’en disposer par testament… Je vous attends demain matin, à dix heures, à mon étude-.’‘ A. J. Cronin (Les vertes années)

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