Dans les bras de ma mère

 »-. Il devina sur sa droite des murs de pierres sèches, prit cette direction, trouva le cimetière dont la grille d’entrée grinça mais s’ouvrit en grand. Une douzaine de tombes couvertes de ciment, d’autres de gravier, de terre brute. Des croix, des noms, des allées pleines de fleurettes. Un silence d’éternité profonde.

Jean sentit son ❤️ redevenir fou. Il avance jusqu’au bout de l’allée, au fond, à droite. Un petit monticule de terre, d’une largeur d’un mètre, long de deux, une croix de bois qui penche d’un côté et que, tout de suite, comme dans un geste de survie, il redresse. Puis il ne bouge plus, il regarde la terre, la croix, il écoute le silence lui parler de cette femme qu’il n’a pas connue, mais dont il est persuadé, là, maintenant, qu’elle était sa mère. Après avoir vérifié qu’il est seul, que personne ne le voit, il s’allonge contre cette terre qui le sépare encore de celle dont il a rêvé si souvent, il écarte les bras, pose sa tête contre elle. Il ferme les yeux, respire bien à fond, se saoule de cette chaleur de terre brûlée qui est plus que sa vie, un corps qui l’enveloppe dans ses bras, ces bras qui lui ont tant manqué pendant si longtemps.’‘ Christian Signol (Une vie de lumière et de vent)

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