Les cloches de Paris

 »-. Une grêle de sons de cloches les arrosa quand ils sortirent du clos. Les carillons se poursuivaient, se choquent, s’emmêlaient, finissaient par se fondre dans un tapage de matin de Pâques, qui emplissait les rues et fracassait les têtes, enfonçant la voix de Dieu dans les crânes à grands coups de bourdon.

-Quand donc les gens sensés parviendront-ils à bouter Dieu hors de Paris ?- . L’athéisme de l’astrologue était virulent, mais les cloches de Paris pouvaient bien rendre anticlérical le plus dévot des chrétiens, dès l’instant où il n’était pas sourd comme un pot. De l’aube au crépuscule, a tout propos, une messe, une mort, un mariage, un baptême, un incendie, un beau sermon… Des centaines de cloches s’ébranlaient, coiffant la ville d’un ciel de notes de tous tons, obligeant les Parisiens à vivre bon gré mal gré au milieu d’un tocsin chronique. » Fanny Deschamps La Bougainvillée)

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