Tristes amours de Harem

 »-. Les étoffes légères dont Yasmine est revêtue frémissent sous la brise légère qui s’infiltre à travers le moucharabieh. Elle s’immobilise. Ses voiles se figent autour d’elle. Ses yeux noirs fixent le destin impitoyable qui l’attend, l’amour entre les bras d’un homme qu’elle n’aime pas et qui a trois fois son âge. Un visage naît devant son regard, celui d’Osman le mameluk. Un jour, alors qu’elle se rendait à la mosquée des femmes pour prier, escortée par des esclaves, avec les autres pensionnaires du harem, son regard vite détourné a croisé celui d’Osman. Et son ❤️ s’est embrasé. Yasmine sait que son amour est partagé. Elle sait aussi qu’il ne sera jamais qu’un simple mais audacieux échange de regards. Des femmes du harem ont déjà payé de leur vie une telle hardiesse.

Les ✋ baguées d’Ali s’emparent de celles de Yasmine, glissent sur ses bras nus cerclés de bracelets d’argent. Un frisson glacé fait trembler la jeune esclave comme une herbe fragile sous le vent qui vient de se lever. Et que le Bey croît être, dans son orgueil de mâle, un frisson d’amour.’‘ Dominique Rocher (De sable et de sang)

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