Nid d’amour

« -. Maintenant qu’elle avait un peu d’expérience, elle ne se laisserait pas surprendre. Que diable ! Aucune hardiesse ne devrait pouvoir troubler une jeune fille qui a lu La vérité dans le vin et L’Amant passif. Aux paroles les plus hardies, il lui suffirait de répondre du vif au vif, derrière un mince sourire spirituel… Et en ne livrant jamais que sa ✋. Ce jeu du marivaudage était très bien expliqué aussi dans les romans de Crébillon que l’abbé lui défendait de lire.

Il ne lui restait maintenant qu’une demi-lieue à faire pour apercevoir le pavillon. Cet ancien pavillon de chasse servait de débarras oublié. C’était une bâtisse en étage à pisé fissuré. Un ramassis de meubles cassés, moisis, vermoulus, emballés dans des toiles d’araignée bourrait les pièces du rez-de-chaussée. Une provision de bois encombrait le vestibule, il fallait se glisser derrière pour trouver l’escalier qui grimpait raide jusqu’à la seule chambre habitable. Sans demander la permission à personne, le jeune Charles se l’était aménagée, l’année de ses quinze ans, pour y ramener les bergères dont le grand collégien faisait une bonne consommation pendant ses vacances au 🏰. » Fanny Deschamps (Le jardin du roi)

3 réflexions sur “Nid d’amour

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s