Périple en ruralité profonde

 »-. Avec de violentes embardées pour éviter les plus mauvaises ornières, la voiture cahotait sur une mauvaise route goudronnée. Ils traversèrent de minuscules villages avec des 🏡 en bois aux toits de chaume, peintes en bleu entre les madriers. Le chauffeur devait se faufiler au milieu des porcs, des poulets, du bétail qui erraient sur la route. Nombre de ces 🏡 étaient décolorées par les intempéries, les murs penchaient un peu, ou le toit s’affaissait. Certaines n’avaient pas de fenêtres. Mais presque toutes avaient des portes neuves, ou fraîchement vernies.

45x57cm « La Teuf-teuf qui courait la campagne« , galerie Les clins d’oeil de Dame Nature

Auprès du village, sur une élévation de terrain, se dressait une église en bois. Dans les champs inondés de ☀️, hommes et femmes travaillaient, faucille en ✋, ou conduisaient des charrues. La voiture croisa de lourds chariots de bois, taillés à la ✋, et tirés par des chevaux qui semblaient résignés. Dont seuls des indices comme un fichu, ou une barbe, permettaient de distinguer le sexe. Ils ne virent sur la route ni tracteur, ni automobile, ni aucune machine, avant d’arriver à une petite ville bâtie autour d’une gare, toute en 🏢 de briques et en larges rues, coupée en deux par une rivière aux eaux boueuses. ». Hermann Wouk (Le souffle de la guerre)

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