Le ciel nous tombe sur la tête, la mer nous accable !

 »- Vouloir minimiser la blessure causée à l’âme bretonne par la répétition des marées noires et par le sentiment que chacune d’elles laisse des traces pour des siècles ou des millénaires, sur les falaises, les rocs ou les galets, s’appelle forfanterie et mauvaise action.

50x50cm « Ce jour-là, la mer était bleue », galerie Laissez-moi vous conter la mer

Le traumatisme causé à un peuple marin par la brusque méfiance qu’il doit s’enseigner à lui-aussi envers la santé, la beauté, l’identité de la mer originelle, est, répétons-le, phénomène extrêmement grave. La légende veut que les Celtes de jadis, hommes coriaces, aient souffert d’une seule crainte, que le ciel leur tombe sur la tête. Les Celtes venus s’établir en Gaule Armorique auront découvert, en plus, interrompant les fantasmes réguliers des marées, la peur du raz de marée imprévisible… Ce qui, en revanche, n’existait pas, et demeurait inconcevable, était la peur pour cette mer. L’océan donne des coups, il ne peut pas en recevoir. Il est le réservoir, que l’on ne peut vider, de la force de vivre. » Henri Queffellec (Les enfants de la mer)

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