Chaumières en Bretagne, fières de l’être…

 »-. Les 🏠 paysannes n’ont pas dû beaucoup changer, par ici, depuis cent cinquante ans, depuis le temps où l’on s’étonnait de la pauvreté bretonne. On y décrivait la chaumière sans air, sans lumière, sans parquet, enfumée par les 🔥 d’ajoncs ou de bouse sèche, fleurant toutes les odeurs de l’étable contiguë. J’ai connu cela. Le sombre aspect du schiste, les murs violets, presque noirs, ajoutent ici à cette impression de tristesse.

Cependant, sur la terre battue, dans la pénombre, s’entrevoient de beaux meubles de campagne, buffets d’un Louis XV rustique, vieilles boîtes d’horloge, tables à pieds en torsades. Des antiquités. -. Ce que les bonnes gens des campagnes ne veulent plus garder chez eux, les gens des villes le mettent dans leur salon-. Oui, grand mère, on a déménagé le mobilier de la vieille Bretagne, il n’en reste pour ainsi dire plus dans certains cantons de ma connaissance. Ce que je vois dans ce mobilier témoigne de quelque prospérité, de quelque bien-être. Il y en a eu. Labourage et Pâturage étant d’ingrates mamelles, on recourait aussi à l’Industrie. » Charles Le Goffic et Auguste Dupouy ( Brocéliande, histoire et légendes)

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