Griefs

 »-. Au cours des réunions de groupe, il y avait des griefs qui remontaient à la surface, des griefs depuis si longtemps enterrés que leur cause première avait disparu depuis belle lurette. Avec un chef pour les soutenir, les gars commençaient à ramener sur le tapis toutes les vieilles histoires qui leur avaient déplu.

. Pourquoi ferme-t-on les dortoirs pendant le weekend ? On n’a même pas le droit d’avoir son dimanche à soi, alors ? C’est vrai, ça. Pourquoi les ferme-t-on ? -. L’expérience nous a appris que, si on les laissait ouverts, vous retourneriez au lit après le petit-déjeuner. -. Et après ? C’est pas un péché mortel ! Je veux dire que les gens normaux, eux, ils font la grasse matinée pendant le weekend. –. Vous vous trouvez dans cet établissement en raison d’une impuissance notoire à vous adapter à la société, messieurs. Nous estimons que chaque minute que vous passez ensemble est thérapeutiquement bénéfique. -. C’est pour ça qu’il faut qu’on soit au moins huit pour aller aux séances thérapeutiques ?-. Exactement. -. Autrement dit, c’est malsain de vouloir être sans personne. Vous considérez que si je vais aux WC, Il faut que j’emmène sept types avec moi pour ne pas avoir le cafard sur le trône ?– » Ken Kesey (Vol au-dessus d’un nid de coucou)

2 réflexions sur “Griefs

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s