L’esprit de Brocéliande

 »-. La forêt n’est plus, autour de nous, qu’une masse figée et noire. Une lourde sépia se répand sur le sol, en abolit les couleurs et les formes. Il reste cette double lumière, le ciel et l’eau. Enivrante féérie qui va disparaitre, mais qui est la seule réalité du moment. Le quart d’heure de l’Enchanteur.

Bretagne, dur éclat de l’écorce terrestre, toi qui regarde mourir le ☀️ dans la mer. Bretagne des bois et des grèves, de la légende et de l’histoire. Bretagne des saints, des chevaliers, des coureurs d’Océan et des semeurs de grain. Une et divisée, royale et ligueuse, blanche et bleue résignée, révoltée, raffinée et sauvage, affligée de plaies visibles, riche de trésors cachés. Toi qui prolonge notre enfance et fais revivre nos morts. Si l’amour de tes fils te pouvait suffire, t’aurais-je assez aimée, ô ma terre natale ! Le vent d’est s’est levé, vif et frais. Les feuilles de la forêt de Brocéliande bruissent. La face du lac se crispe. Un frisson me parcourt l’épaule. Il est temps de partir. Sans adieu, Brocéliande ! » Charles Le Goffic et Auguste Dupouy (Brocéliande, histoire et légendes)

50x60cm « La forêt enchantée », galerie La vie rêvée des arbres

3 réflexions sur “L’esprit de Brocéliande

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