Maritime pacifique

 »-. La réserve d’oiseaux, à Belle- Île, n’est pas, tant s’en faut, le seul lieu de l’île où l’on puisse approcher la verdeur animale. Tout au long de la Côte Sauvage, l’érosion a sapé, scié, détaché des pans de falaise plus ou moins étendus. Elle en a fait des îlets. Séparés du rivage par un gouffre plus ou moins large, bras de mer ou éboulis de roches, ils continuent de porter sur certaines pentes, et sur leurs sommets, une couche de terre végétale, un tapis d’herbes et de mousses.

La plupart de ces 🏝️ fonctionnent en républiques autonomes où cohabitent deux populations de race différente, les lapins, élément fixe, et les goélands, élément instable. Même à la saison des nids, les goélands fréquentent aussi le ciel et l’eau. Voire, quand les tempêtes sont trop fortes, ils émigrent dans la grande 🏝️… L’été, dans les longs crépuscules du soir, ces îlets procurent des visions d’idylle. Jamais un goéland rêvant dans les herbes ne doit décamper pour laisser la place à un 🐰. Jamais un goéland qui atterrit ne choisit un endroit où il dérangera un 🐰. » Henri Queffellec (Les enfants de la mer)

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