Le train de l’évêque

 »-. De la voie ferrée située de l’autre côté de la rivière, nous parvint le son affaibli d’un sifflet de locomotive. Le Père Mac s’arrêta net, considéra, ahuri, le panache de fumée. Il tira sa montre, consterné. -. Grand ciel, c’est le train de l’évêque. Rapporte le 🐟, et veille à ce qu’on le serve entier pour le déjeuner. Dépêche-toi, et rappelle-toi l’histoire de la Femme de Loth et du pilier de sel. Quoiqu’il arrive, ne te retourne pas !

Mais c’était plus fort que moi. Arrivé à la première courbe de la rivière, dissimulé derrière un buisson, je risquai d’être transformé en statue de sel. Le Père Mac, dévêtu, son chapeau bien enfoncé sur la tête, avait roulé ses habits. Complètement nu, il était entré dans la rivière. Arrivé de l’autre côté, il se rhabilla en toute hâte et, à toutes jambes, se lança vers le train qui s’approchait. Je pensais. -. Lui aussi, il doit détester la pruderie pieuse qui tremble à la pensée du corps nu et recouvre les femmes de la tête aux pieds, comme si leurs formes étaient honteuses-. » A. J. Cronin (Les clés du Royaume)

50x70cm  »Portrait d’une courtisane », galerie Femmes, Femmes, Femmes

3 réflexions sur “Le train de l’évêque

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