Le seigneur de la guerre

 »-. Installé, les jambes croisées, sur une pierre plate, devant un petit 🔥 de bouses sèches, le dos appuyé à la paroi du ravin, Wai-Chou dîne. Il est âgé d’environ cinquante-cinq ans, large et le bedon proéminent, son expression est devenue plus impassible et plus sinistre encore. Dernièrement, Wai, dans son impuissance croissante, s’est laissé aller à de nombreux excès. De son état récent de seigneur de guerre, maître du district grâce à une armée de trois mille hommes, entretenue par les cités et villages où il levait taxes et impôts, et qui vivait avec une splendeur féodale dans son 🏰 fortifié, il est tombé peu à peu très bas.

Au point culminant de sa carrière, il avait pu payer une concubine de Pékin cinquante mille taels. Maintenant, il en était réduit à vivre d’expédients. Battu à plates coutures par deux rivaux mercenaires, dans un accès de rage, il s’est donné à leurs adversaires, les Yu-Chi-Tui. Sa férocité a crû, en raison directe de la diminution de l’envergure de ses opérations. Actuellement, il ne commande plus qu’à deux cents hommes, et cette déchéance ne lui permet plus que le pillage et l’incendie. Il sème la terreur partout. Tel Lucifer après la chute, il nourrit sa haine de sa gloire passée. Il est devenu l’ennemi du genre humain. » A. J. Cronin (Les clés du Royaume)

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