Le fugitif

 »-. J’ai remonté la route en courant. Peu de temps après, j’ai entendu une voiture arriver. Je me suis caché juste à temps. Je l’ai observée. C’était un véhicule banalisé. Il y avait des hommes, mais pas de chiens. Ils étaient armés. Ils n’avaient pas eu le temps de prendre les chiens, mais des armes, ça, ils en ont toujours.

J’ai longé un petit sentier. A deux reprises, j’ai entendu des cris mais je ne me suis pas arrêté. J’ai longtemps couru à travers les bois et les buissons, j’ai couru jusqu’à avoir l’impression que mon ❤️ allait éclater. Le chemin grimpait sans cesse, mais quand finalement j’ai écarté un fourré épineux et que la colline s’est effacée devant moi, je l’ai aperçue. La ville. Des 🏠 sur plusieurs kilomètres, des immeubles dans le lointain. A ce moment-là, j’ai su que j’étais sauvé, parce que dans toutes les villes, il y a des gosses de la rue et qu’on se ressemble tous. Personne ne me retrouverait là-bas. Personne ne remarquerait un minable petit mioche de plus. » Melvin Burgess (La déroute)

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